Gare du Nord - by Brice Lita

 


tu baisses la lumière
en passant ton imper
caresses le chien

démarrer la machine
chargée de nicotine
tu n'oublies rien

tu mens à la voisine
sur tes vagues origines
tous les matins

passée la porte cochère
tu glisses doucement vers
le premier train

gare du nord
signal sonore

sur les marches qui vibrent
tu cherches l'équilibre
tu te retiens

tu ne parles à personne
de ces voix qui résonnent
du bout des mains

compter les gens qui passent
cet instant qui s'efface
comme il vient

le nez contre la vitre
pas besoin de sous-titre
et c'est très bien

gare du nord
signal sonore

encore immobile
sous un ciel hémophile
et quotidien

à point sous la mitraille
tu lâches le gouvernail
au méridien

ton oeuvre est d'arriver
sans jamais trop penser
au lendemain

au fond
tu n'es qu'un étranger
tu ne fais que passer
tu le sais bien

gare du nord
signal sonore...

 

jeudi 18 août 2011 13:09 , dans The French Side de Brice Lita


L'enfant - by Brice Lita

 

 

j'ai trouvé dans la ville le long des ruelles
un regard familier peint sur une aquarelle
le regard d'un enfant
et bien longtemps

je m'imagine ses premiers mots en sourdine
un homme sans visage vient et le câline
que les yeux d'un enfant
sont innocents

mais je cours encore derrière les trains
comme un fou
je perds mes sens à bout des traces qui
mènent partout
emmenez-moi votre prix est sans importance
j'irai porter mon ombre aux navires en partance
mon amour au gré des vents

des dimanches en bord de mer en plein été
aux calmes nuits d'hiver qui bercent sa forêt
à n'être à un enfant
qu'un père absent

chaque matin mon oeil ouvert mon âme gèle
à porter le poids de cette étoile éternelle
droit au coeur d'un enfant
je fais semblant

mais je cours encore derrière les trains
comme un fou
je perds mes sens à bout des traces qui
mènent partout
emmenez-moi votre prix est sans importance
j'irai porter mon ombre aux navires en partance
mon amour au gré des vents

je sais la cicatrice en chaque année nouvelle
à errer sans lumière de sète à bruxelles
à rêver un enfant
les yeux brillants

et une femme tant aimée qui fut si belle
tant qu'à son souvenir mon souffle se ficelle
qui me fit un enfant
et bien longtemps

mais je cours encore derrière les trains
comme un fou
je perds mes sens à bout des traces qui
mènent partout
emmenez-moi votre prix est sans importance
j'irai porter mon ombre aux navires en partance
mon amour au gré des vents...

 

 

mercredi 10 août 2011 09:40 , dans The French Side de Brice Lita


Momon - by Brice Lita

 

La traduction du mot créole "Momon" n'est pas très difficile à trouver {#}

 

lundi 08 août 2011 14:38 , dans The Kreol Side de Brice Lita


Les Souvenirs - by Brice Lita


Les souvenirs...

bonsoir mademoiselle sous la lune nouvelle
de vos vingt ans
quand j'étais loin d'ici j'aimais un ange vous lui
ressemblez tant

plus je vous regarde et plus mon coeur qui n'y prend garde s'y méprend
du dessin de vos lèvres vos doigts blessés tout y est je pressens

qu'ils reviendront souffler le sable sur la plaine
où j'ai laissé vieillir mes rêves d'oxygène

du silence ils feront rejaillir les sirènes
les souvenirs d'avant d'avoir dit je t'aime
à l'enfant qu'elle était qui naissait à peine

mais je lis dans vos yeux qu'au récit de ce feu
vos drames veillent
ai-je parlé si bien que ces rires lointains
qui s'ensommeillent

courent sur les toits de cette ville comme l'eau dans nos artères
les entendez vous qui prennent vie dans le hublot qui s'indiffère

ils reviendront piller nos rêves indigènes
en prenant l'air d'un air dans un ciel de traîne
du désert ils feront rejaillir les fontaines
les souvenirs d'avant d'avoir dit je t'aime
à d'autres que moi ou à d'autres qu'elle

 

 

 

lundi 18 juillet 2011 15:12 , dans The French Side de Brice Lita


Reste là - by Brice Lita

 

reste encore

tous les gens sont partis d'accord

la nuit a tout fait pour

fais le mort

transpire au sol comme une amphore

à saisir au rebours

 

chante-moi l'amour

que tu cries que tu passes que tu tamises

que tu noies dans le gin-fizz

 

reste là et dès qu'on se déchirera

on pourra faire plus court

ne bouge pas de l'oeil de verre des caméras

et revêts ton velours

 

et chante-moi l'amour

que tu cries que tu passes que tu tamises

que tu noies dans le gin-fizz

et au-delà

la rumeur roule en agora

le pneu aveugle et sourd

retiens-moi les je veux et les j'en suis là

on en a fait le tour

 

alors chante-moi l'amour

que tu cries que tu passes que tu tamises

que tu noies dans le gin-fizz

 

mardi 19 juillet 2011 12:01 , dans The French Side de Brice Lita


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